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Salut à tous,

     Après cette rencontre avec mon gardien, je fais la visite de l`arrière de la maison, son jardin, et les possibilités de pouvoir l`agrandir, mon émerveillement à la vue des deux sapotilliers, chargés de fruits sucrés et juteux, un bananier encore jeune et un papayer, tout en hauteur, sans branche et seulement une touffe de longues feuilles et quelques fruits en formation.

   Tout à côté de la maison, un immense terrain vacant, vide, sauf  5 ou 6 très longs cocotiers, dont 2 penchent au dessus du toit, et eux aussi, chargés de gros fruits en formation. Un terrain de rêve pour une future pépinière expérimentale, car j`y aperçois même au loin une citerne… et je me promets bien d`en explorer toutes les possibilités !

   Et pour la première fois, je m`installe,seul, dans mon petit camion et décide d`aller explorer davantage la ville et en même temps, établir un premier contact avec mon hébergeur durant la durée de mon projet, le Plan International. Je reprends tranquillement la Route de la Corniche, la rue où est située ma demeure. Je remarque à ma droite un cimetière musulman,  puis l`apparition du fleuve, une énorme boîte métallique remplie de déchets et deux chèvres qui ont réussit à y monter et elles semblent s`y complaire, y broutant à qui mieux mieux ! Le majestueux pont  traversé, me voilà arrivé aux bureaux du Plan International.

   Une rencontre avec le Directeur, afin de préciser mutuellement les points importants de notre collaboration, les services offerts, de la disponibilité du personnel, des locaux. Puis je fais la rencontre de quelques  employés, dont Caroline, une gentille demoiselle qui me servira de guide durant quelques semaines, afin d`amorcer les prémices de rencontres futures avec les divers villages de la région et d``y établir un premier contact...

   J`en profite, par la suite, pour aller visiter plus à fond cette grande ville, m`y perdre peut être momentanément, mais surtout prendre son pouls, sa vie de tous les jours, ses habitants, ses animaux, son histoire…

   Ici, dans cette large rue à double-voies, de lourds édifices, tout en béton, semblent se dégrader dangereusement car de nombreux morceaux de structures  jonchent le sol tout autour, le marché de Ndar, tout coloré comme cela n`est pas possible pour un nouveau comme moi… Ici, ce n`est que petites boutiques où l`on semble y trouver de tout, du commerce de casseroles au  forgeron maniant le marteau, ces étals de fruits colorés, encore des animaux en libertés, et la foule, nombreuses, toujours en mouvement, colorée elle aussi… Une image qui me donne vraiment la certitude que je suis bien en Afrique et que je vais en apprécier toutes ses beautés cachées et que je vais essayer de découvrir, au fil des jours !

   Il y a l`océan, tout près, avec le murmure de ses vagues, les étals de poissons mis à sécher, les nombreuses barques, cette senteur marine, prenante et toute particulière, Et l`entrée de la Langue de Barbarie, ce long ruban étroit, s`étirant de quelques kilomètres, avec d`un côté la mer, et de l`autre côté, la sortie du fleuve Sénégal et dans son milieu, une rangée de cocotiers. Un endroit de rêve que je me promets bien de parcourir et de venir m`y reposer de temps en temps sur sa plage tout proche, et en savourer le calme et la sérénité qui s`y dégage !

   Puis, en revenant vers le Centre-Ville, la cathédrale catholique, le bureau de la Poste, un hôtel, des petits restaurants, et partout, cette foule continuellement en mouvement… des vendeuses, assises à même le trottoir, offrant des fruits du jour, des arachides, la rue des banques et la senteur merveilleuse des pain-baguettes à l`approche de la seule boulangerie de la ville.

   Ah ! St-Louis… que d`images de toi encore à découvrir…

Fricot