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Salut à tous,

Comme je me dois de me familiariser tranquillement avec les villages que je me propose d`inclure dans ma liste de ceux susceptibles de rencontrer régulièrement lors de mon séjour dans la région de St-Louis, toujours avec l`aide de Caroline, l`assistante directrice du Plan International, j`ai donc programmé quelques visites pour les semaines à venir.

   Et les noms de villages défilent dans mon agenda : Mbarigot, Rao, Mpal, Menguene, Ndialakhar, Keur abou dia, etc…, ayant chacun leurs particularités propres, avec des populations de quelques dizaines d`habitants à plus d`une centaine, villages souvent très proches les uns les autres, et ce qui me frappe surtout, en cette première approche, est de constater leur amabilité, leur spontanéité à nous recevoir, à nous offrir le rituel du thé sous l`arbre à palabre et à accepter d`emblée nos prochaines visites avec un intérêt certain !

   La plupart de ces villages possèdent des maisons carrées, en banco (*), faites de briques fabriquées avec de la terre, jointes par de la terre humide.. Toutefois, dans d`autres villages, ce sont des cases, de forme ronde ou carrée, avec des murs en banco ou en pailles tressées et les toits, pointus, en paille ou chaume. Les fenêtres et les portes sont grandes ouvertes, et les mouches porteuses de la malaria ont tout à loisir d`y entrer et d`y faire leur ravage.

   Étant située dans une zone semi-aride, le sable est partout omniprésent et je me demande bien, comme première impression, comment ces gens peuvent y survivre, car le compostage ne semble pas être dans leurs habitudes de travail, et compte-tenu de leurs faibles revenus, les engrais commerciaux ne sont même pas imaginés comme alternative.  Il devient donc évident, que les récoltes sont maigres, et les revenus allant de pair !

   Mais cette pauvreté évidente ne signifie pas pour autant indigence et misère extrême… les jeunes semblent vigoureux et en relative bonne santé, et il en va de même pour les adultes.

   L`économie parallèle, ou en vase clos est la norme dans les pays sous-développés et les villages d`ici ne font exception à cette règle de survie : Trocs, travaux de groupe, partage et entre-aide font partie de leur quotidien. Ici, une vieille dame, assise sur le perron de sa demeure, offre quelques œufs, et plus tard, si la vente est complétée, elle ira s`acheter un peu de riz chez un voisin, le riz étant l`aliment de base dans les villages sénégalais.

   Nous sommes  même invité à partager le repas dans une famille… une première pour moi, et un honneur, vous pensez bien. Alors, après un lavage des mains, on s`assied autour d`un grand plat rempli de riz et en son milieux, une petite quantité de légumes. Avec la main droite, on prend un peu de riz, on en forme une petite boulette, en  ajoutant, parcimonieusement, un tout petit peu de légumes, et on porte le tout à la bouche.

   Comme c`est ma première expérience, je suis un peu intimidé, mais les sourires chaleureux de mes hôtes ont vite fait de me sentir rapidement en famille avec eux…

* http://www.senegalaisement.com/senegal/habitat_traditionnel_senegal.php

* http://elsapom.free.fr/maison.htm

Fricot