Plage -Saint- LouisSalut à tous,

   Posséder une plage immense pour soi, du beau sable fin à perte de vue, les vagues de l'Océan Atlantique qui viennent mourir à tes pieds, des mouettes qui voltigent gracieusement dans le ciel tout bleu, une ligne de cocotiers qui s'étirent presqu'à l'infini... voilà ce que la plage de Saint-Louis avait à m'offrir lorsque j'avais besoin d'un peu de détente, de ressourcement intérieur... et à quelques minutes seulement du Centre-Ville.

   Quoi demander de plus !

   Mais malheureusement, je dois vous avouer que je n'en ai pas profité bien souvent... À quelques reprises seulement : Tout d'abord du fait de mon travail régulier en brousse et du fait que malgré tous les avantages énumérés précédemment, la grande solitude, si sublime soit-t'elle, n'est pas dans mon caractère, et les quelques occasions où j'en ai apprécié sa beauté, c'est lors de rencontre de groupe , ou comme dans la photo ci-haut, la visite de Michel !

   En effet, cette longue plage borde la ville même de Saint-Louis, et ses débuts appartiennent aux pêcheurs qui en font leur pied-à-terre, avec barques et étalages de poissons séchant au soleil. En sortant de la ville, nous longeons le cimetière musulman, et en quelques dizaines de mètres, nous atteignons le début de ce que l'on appelle la Langue de Barbarie, un isthme ou une étroite bande de sable, séparant le fleuve Sénégal de l'Océan Atlantique.

   Ici, pas de problème de stationnement...Je laisse le Suzuki le long de ce qui est devenu maintenant un sentier, une légère pente sablonneuse à escalader, puis une ligne de cocotiers trônant gracieusement au sommet de ce genre de monticule.  Puis, on redescend de quelques dizaines de mètres pour atteindre les premières vaguelettes de la mer.  

parc_langue_barbarie

   Et nous n'avons pas à choisir un endroit en particulier car la plage est à nous, si je peux m'exprimer ainsi.Vers la gauche, elle s'étend à perte de vue, et est notre domaine pour le temps de notre séjour. Marches, baignades, jeux, repos... tout est à notre disposition, et gratuitement !

  Depuis mon séjour à Saint-Louis, en 2003, l'on aurait malheureusement coupé cette Langue de Barbarie, pour des raisons de sois disant risques d'inondation de la ville, et une minuscule brèche de 4 mètres a été ouverte, devenant rapidement au bout de quelques mois un trou de plus de 800 mètres, incontrôlable... la bêtise humaine dans ce qu'elle a de pire à offrir à la Nature !

   J'y reviendrai, d'ailleurs, dans un prochain message, où je vous raconterai cette belle mais difficile aventure dans presque la limite de cette Langue de Barbarie, aventure qui maintenant, avec ce gâchis écologique de 2003, ne pourrait plus se réaliser...

 

Pégé