saint-louis-senegal_023Salut à tous, 

  Lors de mon arrivée au Sénégal, le CECI m'a offert un petit véhicule, genre tout-terrain, de marque Suzuki, afin de pouvoir me déplacer facilement dans l'exercice de mon projet de valorisation des plantes médicinales auprès  de nombreux villages de la région de St-Louis. Et à ma grande satisfaction également, car je le connais bien, en ayant eu un durant plusieurs années.

    Dans mes tout premiers messages vous racontant mes aventures en brousse, je vous décrivais un voyage où je dû composer avec le sable mouvant, autant sur des pistes minuscules que de devoir rouler sur les bords de grève de l'océan Atlantique...Mais heureusement,rapidement, j'appris à apprivoiser ce sable instable et ses pistes cahoteuses pour en faire même mes alliées à certaines occasions !

   Étant habitué, ici au Canada, a avoir tous les services  à porté de mains lors de déplacements en automobile : stations de réparation et d'essence au besoin, téléphone, aides expérimentés, etc..., rien de tout cela en brousse, et me retrouver en panne, à 10 ou 15 kilomètres de St-Louis m'auraient certainement causé d'importants problèmes logistiques qui heureusement, ne se sont jamais concrétisés... une chance incroyable lorsque je me remémore tous les souvenirs de cette belle aventure africaine.

  Et ce sont ces souvenirs que j'aimerais partager avec vous, en toute simplicité...

  A deux occasions toutefois, je me suis momentanément retrouvé en situation de problème automobile : Arrivé dans un village dont je connaissais bien le chemin, loin dans la brousse, je fais mon travail normal de contacts et de dialogues avec un groupe de villageois, et en voulant repartir, je tourne la clef de démarrage, et au surprise désagréable, rien... seulement un bref clic que je répète à quelques reprises, mais sans succès. J'ouvre le capot avant et je jette un coup d'oeil aux nombreuses composantes du moteur, brasse quelques câbles et je recommence le même scénario à l'intérieur, et toujours le même clic sinistre. Que faire, moi qui ne suis pas un spécialiste en mécanique...je demande alors à mon homologue de sortir et de vérifier les câble de la batterie, et oh miracle... le doux murmure du ronronnement du Suzuki se fait entendre à mes oreilles, bien heureux de m'en être sortie à si bon compte ! 

   Lors d'un autre voyage dans un village situé en bordure d'un des bras du fleuve sénégal, nous étions dans la saison des pluies, saison généralement courte, avec peu de précipitations, mais qui quelques fois, déroge de ses habitudes. Ici également, le chemin m'est familier, mais plus j'avance, plus il y a des marres d'eau de chaque côté de la piste, et tout en demeurant prudent et attentif, je continue à avancer, mais soudainement, au loin, je m'aperçois qu'au lieu de cette piste, c'est le miroitement de l'eau ! Y en a t-il beaucoup ? Est-ce que le sol est devenu instable ? Est-ce que je pourrai revenir sur mes pas ? Autant de questions sans réponse, et dans le doute, je décide de rebrousser chemin. Je fais débarquer mes deux homologues qui m'accompagnent cette fois-ci, afin d'alléger le véhicule, leurs demandant de surveiller si je n'aurai pas tendance à m'embourber lors de mes manoeuvres de contournement, et tranquillement, mètre par mètre, je reviens doucement dans la direction inverse, et après avoir embarqué à nouveaux mes compagnons de voyage, nous revenons à St-Louis, bien heureux que notre petite aventure se soit bien terminée !

Pégé